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CLÉMENT LENGLET DANS LE JOURNAL "L'EQUIPE" !!!

3 avril 2018 - 17:58

Clément Lenglet (Séville FC) : «J'ai basculé dans un autre monde»

 

Arrivé anonymement en janvier 2017 au Séville FC, l'ancien défenseur central de Nancy est, à vingt-deux ans, une des grandes révélations de la saison en Espagne.

 

Pour Clément Lenglet, tout va très vite. Il s'apprête à jouer pour la première fois de sa carrière un quart de finale de la Ligue des champions face au Bayern Munich. En décembre 2016, le natif de Beauvais jouait le maintien avec Nancy, son club formateur. Après seulement 18 matches en Ligue 1, le Séville FC l'a recruté avec un contrat qui court jusqu'en 2021 (clause de départ à 35 M€). Il y est aujourd'hui un des joueurs les plus utilisés en Liga.

«Pourquoi vous êtes-vous engagé il y a un peu plus d'un an au Séville FC, plutôt que dans un club de L1 plus exposé que Nancy ?C'est un club qui m'a toujours suivi. Quand j'avais dix-sept ans, mes parents étaient partis visiter le centre d'entraînement avec Monchi (directeur sportif de 2001 à 2017). Il me connaissait parfaitement. La présence d'une colonie française a été importante (Rami, Nzonzi, Nasri et Ben Yedder). En L1, il n'y a eu en réalité que Saint-Étienne mais ils n'avaient pas les moyens. J'étais peut-être trop cher (acheté 5 M€).

En 2015, on avait parlé de vous à la Juventus...Effectivement, j'ai passé trois jours à Turin. Mais mon expérience se limitait à quelques matches en L2. Ils avaient la meilleure défense d'Europe avec Bonucci, Barzagli et Chiellini. Comment aurais-je pu avoir du temps de jeu ?Quelle image gardez-vous de vos premiers pas en Espagne ?Lorsque j'atterris à l'aéroport, Monchi est là, il y avait une porte coulissante et il me dit : "Surtout ne t'arrête pas, continue de marcher." Lorsque la porte s'ouvre, je découvre des journalistes, des caméras, des flashs. J'ai basculé dans un autre monde. Pour mon premier match, j'affronte le Real Madrid(8es de finale retour de Coupe du Roi, 3-3, 0-3 à l'aller). On était à l'hôtel à la mise au vert et là, j'entends plein de gens nous encourager comme dans un stade. Des supporters étaient en bas dans la rue. Ils étaient chauds bouillants, c'était impressionnant.Comment s'est passé ce premier match face au Real ?Sur mes trois premiers ballons, j'en mets deux en touche. Adil (Rami) me fait signe en me disant : calme, tranquille. J'étais un peu pris par l'ambiance. Finalement je livre l'un de mes meilleurs matches. À la fin, je mets une tête sur le poteau. Je suis passé par toutes les émotions.

En novembre, vous avez fait la une de «Sport». Le quotidien catalan annonçait que vous étiez la priorité du FC Barcelone.C'est la première fois que je me voyais en première page d'un journal. Je l'ai pris à la rigolade. Ce n'est pas à cette période que mon avenir va se décider.

«L'équipe de France ? Un rêve, pas une obsession»

 

En Liga, vous avez affronté les deux meilleurs attaquants du monde : Messi et Ronaldo. Comment défend-on face à eux ?Je n'ai pas vraiment trouvé la méthode (rires). Avant le match, on n'appréhende pas, on rêve un petit peu. J'ai vécu une partie de mon adolescence avec eux. Messi, lorsqu'il arrive lancé en un contre un, c'est quasiment impossible. Le jeu de Ronaldo a évolué, c'est une bête dans la surface. Si j'avance, il recule. Si je vais à droite, il va à gauche. Il est toujours dans le contrepied, on a très souvent un temps de retard.Et Neymar ?Il est plus dans la fantaisie. Dans son jeu, il y a la volonté de faire lever les foules, c'est son côté brésilien. Il est capable de faire péter les plombs à l'adversaire. Ce fut le cas avec Vitolo (transféré en juillet 2017 à l'Atlético de Madrid), qui avait été expulsé à la suite d'un mauvais geste (en avril 2017, 0-3 sur le terrain du FC Barcelone).

Et puis, vous avez pris une autre dimension depuis votre duel victorieux face à Romelu Lukaku en huitièmes de finale face à Manchester United (0-0, 2-1).J'avais regardé beaucoup de vidéos de lui. Je n'ai pas la force pour rivaliser avec un tel gabarit. Il ne fallait pas rester dans le corps à corps. Il est capable de se retourner, de jouer avec ses bras. Je devais choisir les bons moments pour sortir, pour taper le ballon, le bousculer un petit peu. J'essayais de rester toujours entre le but et lui pour que justement, il ne puisse pas placer son corps.Un autre sacré client se profile avec le Bayern : Robert Lewandowski.C'est un autre style, il a aussi de la force. Dans les un contre un, dos au jeu, il est capable de conserver les ballons. Il est complet, capable de marquer de la tête, doté d'une super frappe. Il sent les coups, il est très fin techniquement. Je dois être hyper concentré et, dans la surface, rester très proche de lui. Je redoute de le perdre de vue un millième de seconde, et que ce millième de seconde, je ne puisse pas le récupérer à la fin.Vous êtes l'un des joueurs les plus utilisés de Liga. Pensez-vous à l'équipe de France ?C'est un rêve, pas une obsession ! J'ai regardé la dernière liste car j'y ai beaucoup d'amis. J'ai fait toutes mes classes (jusqu'aux Espoirs) en sélection avec (Anthony) Martial et (Thomas) Lemar, deux très bons potes. Certaines personnes au club étaient un peu déçues, mais pas moiJe ne suis pas pressé.»

Carine Galli

Journal L'EQUIPE du 3 avril 2018

Commentaires

Pl Équipe Pts Jo G N P F Bp Bc Dif
1 AMIENS AC 55 28 16 7 5 0 58 31 0 27
2 CHANTILLY US 55 28 17 4 7 0 57 28 0 29
3 COMPIEGNE A F C 53 28 14 11 3 0 42 15 0 27
4 ABBEVILLE SC 51 28 15 6 7 0 61 22 0 39
5 CHOISY AU BAC 45 28 11 12 5 0 49 24 0 25
6 BALAGNY US 45 28 12 9 7 0 32 28 0 4
7 BEAUVAIS A S 42 28 13 4 11 0 47 49 1 -2
8 ITANCOURT NEUVILLE 41 28 13 3 12 0 54 38 1 16
9 GUIGNICOURT US 40 28 11 7 10 0 48 35 0 13
10 ASP NESLOIS 39 28 10 10 8 0 38 42 1 -4
11 LONGUEAU ESC 32 28 8 8 12 0 41 41 0 0
12 CAMON US 26 28 6 9 13 0 22 41 0 -19
13 U.S. ROYE NOYON 20 27 6 4 17 1 24 53 1 -29
14 CHEVRIERES GRANDFRES 18 28 4 6 18 0 22 82 0 -60
15 MONTATAIRE FC 9 28 2 4 22 0 19 85 1 -66